Peu après la source...
La Douix: une fontaine...
Le Ru Blanc...
Fontaine de Jouvence...
Le Suzon: un torrent bourguignon...
Il a donné son nom aux lieux où nous vivons.
Suzo pour les latins, Suzon au Moyen-âge, Segusio de "segu" (la force) issu de "Segusiaves" nom d'un peuple gaulois. Ses origines se perdent à l'aube de notre
ère.
On ne sait plus très bien, mais ce nom lui va bien...
Le Suzon prend sa source à la limite de la ligne de partage des eaux ( en vert sur la carte) entre
les bassins de la Seine et du Rhône, au lieu-dit
Une pente de 15% dans son cours supérieur lui confère, par endroits, son caractère torrentueux. Aprés un parcours de 40 kilomètres et une dénivellation de 332 mètres, il se jette dans l'Ouche à Dijon.
Signalons en passant que cette région se situe au carrefour de trois grands bassins fluviaux :
Quelques centaines de mètres à peine après sa source, le Suzon quitte les prés et s'engage en sous-bois.
Tout de suite, il y prend une allure plus rapide et coule sur un lit de cailloux. Le paysage change, la vallée se resserre, le torrent entaille le plateau et plonge dans de véritables gorges. Les combes s'ouvrent sur le vallon et apportent au Suzon ses quelques affluents; mais trop peu sont pérennes, hélas!
Sur la droite de la route, le ruisseau court plus fort et se tend vers son but. Serpentant, cascadant tout le long du Val Courbe, il est rejoint déjà par les eaux de la Douix, une puissante fontaine qui jaillit des rochers.
Et la route, avec lui, continue de descendre en ayant quelques fois de bien méchants virages. Elle le suit, il la fuit et parfois disparaît, masqué par les taillis qui bordent le chemin.
Bientôt venant de gauche, quittant la Combe Rat qui coupe le bois de Cestres de sa profonde entaille, ce sera le Rû-Blanc qui viendra le grossir. C'est un petit bolide chutant de 35 mètres; il bondit et ricoche de barrières en cascades, les franchit à la suite sur les barres de tuf et tombe dans le Suzon après une course folle de 850 mètres. Voyez-le en automne après de fortes pluies et vous serez surpris par l'important débit.
Encore quelques sursauts et Le Suzon se calme. Il serpente dans les prés et s'écoule lentement pour rejoindre Dijon après avoir reçu, peu avant Messigny, les eaux de la Fontaine de Jouvence, de la source du Rosoir et de Baise-ma-Mie...