Maison du maître de forge
La partie d'habitation
La partie ateliers
La métallurgie en Côte d'Or...
La tradition sidérurgique qui remonte à l'antiquité (époque Gallo-romaine), s'est pleinement épanouie vers la fin du Moyen-Age...
C'est principalement dans le nord du département de la Côte d'Or largement pourvu en eau, forêts et minerai que l'on rencontre ces témoins du passé...
Parmi tous ces vestiges industriels, le Haut-Fourneau de Val-Suzon est l'un des plus intéressants...
Vers le 15éme siécle, les hauts-fourneaux font leur apparition dans le Dijonnais et le Châtillonnais. Leur installation supposait de l'eau pour laver le minerai et actionner souffleries et marteaux utilisés pour la transformation du minerai. Celà nécessitait également du bois en grandes quantités pour alimenter les fours et des minères pour la matière premiére.
Tous ces éléments abondent entre Messigny et Mâlain, dans ce val extrêmement boisé et au sous-sol très riche
A Val-Suzon était un moulin qui, revendu plusieurs fois vint finalement échoir au sieur J-B Victor Noêl. Celui-ci y installa un atelier de préparation du minerai de fer avec lavoir, brocard et patouillet alimentés par une prise d'eau sur le bief du moulin. Ces minerais étaient destinés à son haut-fourneau. La matière premiére était extraite des minères à ciel ouvert de Darois, Epagny, Flagey, Hauteville et Messigny...
La fonte produite était acheminée vers Velars-sur-Ouche et le Canal de Bourgogne par voitures hypomobiles en suivant le Val Courbe. Puis de là, rejoignait les forges du centre de la France et du Forez qui allaient réclamer des quantités de fontes de première fusion de plus en plus importantes...
Le groupe THOUREAU ayant acquis les forges en 1835, obtint par ordonnance royale de Louis Philippe en date de 1836 l'autorisation de construire l'usine qui fît de Val-Suzon le seul ensemble homogène de Bourgogne...
Suite à de médiocres performances, le haut fourneau de Val-Suzon sera définitivement éteint en 1872 après un demi siècle de service. C'est à cette époque que, partout en Europe, le coke remplaça progressivement le charbon de bois; améliorant sensiblement la production de fonte...
Les sous-bois du Val-Suzon étant peuplés en abondance de cornouillers, l'activité de l'usine reprend en 1920 après qu'un industriel eut l'idée d'y installer une mancherie (fabrique de manches d'outils). La mécanisation des travaux publics et de l'agriculture eurent rapidement raison de cette production et c'est en 1956 que l'usine ferma ses portes pour ne plus jamais les rouvrir.
Le 11 juillet 2005, le bâtiment industriel et les terrains avoisinants sont cédés à la commune sous forme de donation. Un projet de réhabilitation de l'ensemble architectural est lancé.
Le bâtiment pourrait, d'après l'équipe municipale, abriter un centre de conférences ou salle de réunions. Ce centre occuperait les deux grandes halles, alors que la partie centrale pourrait constituer un centre muséographique retraçant l'histoire de la sidérurgie en bourgogne.
L'affaire est à suivre...La suite fait que le 10 janvier 2006, l' Association de Défense
et de Sauvegarde des Forges de Val-Suzon est née au cours d'une
réunion qui s'est tenue dans la salle des fêtes de
Val-Suzon. Sans statuts encore, mais tout viendra en son temps.
A suivre...
Les statuts ont été déposés et un site mis en ligne à l'adresse suivante:
http://perso.orange.fr/lesforgesdevalsuzon